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Nous somme un groupe de jeunes constantinois et constantinoises, qui militent pour une vraie démocratie à travers nos deux sites: www.ziadia.jeeran.com/ et www.militants.jeeran.com/ .
Nous espérons de tout le monde la participation pour éclaircir beaucoup de dossiers là ou ils se trouvent et sans limites de n'importe quel calcule sentimentale.
Pour le deuxième site qui est du quartier de Ziadia à Constantine c'est juste question de détermination à quel point cela peut-être profond.
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Commentaire n° 1 posté par: BOUFRIOUA le 17/04/2007 - 18:47:37
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Le temps de la décantation
et de la clarification
Par Abdelhakim Boufrioua
C’est avec un certain étonnement qu’on a appris, dans un article du Quotidien d’Oran, paru le 17 novembre 2003, que Abdelmadjid Azzedine était « une grosse pointure » du FLN. Rien que ça ! Cette affirmation est fausse, et elle nous oblige à solliciter l’hospitalité du Quotidien d’Oran et celle de la presse de manière générale pour publier notre point de vue et apporter une information équitable à leurs nombreux lecteurs.
Les militants du FLN au sein de l’émigration le connaissent depuis fort longtemps, et nous lui connaissions beaucoup « d’activités », mais certainement pas celle de militant du FLN. Certains d’entre nous ont été d’ailleurs sous le choc, lorsqu’à notre grande surprise, nous assistions déjà à son parachutage –avec d’autres – au Comité central du parti à la faveur du VIIe congrès en 1998. Le fameux congrès après le « coup d’Etat scientifique » perpétré contre monsieur Abdelhamid Mehri en 1996, dont s’enorgueillissait déjà… Abdelkader Hadjar et consorts. Mais fallait-il réellement s’étonner de tout cela, quand on connaît l’itinéraire de toute cette bande. Abdelmadjid Azzedine, par la magie de ces crocheteurs de serrures, pénétrait par effraction dans les instances de direction du FLN. Certains auraient pu croire que ce nouvel habit allait déteindre sur lui pour, peut-être, en faire un « vrai militant ». Mais pouvait-il vraiment, à l’image du système qui l’a fabriqué, faire autre chose que ce pourquoi il a été fait : pourrir le FLN en profitant de sa position pour le noyauter par d’autres affidés de la même espèce, recrutés dans les eaux troubles des cercles affairistes et des clientèles d’un système dont les ramifications tentaculaires ont gangrené les rouages de l’Etat. Car en affaires, on n’apprend rien depuis bien longtemps à Abdelmadjid Azzedine, puisqu’il a excellé, depuis qu’il est arrivé en France dans les années soixante-dix, dans l’accumulation des salaires – prélevés bien évidemment sur l’argent du contribuable – comme celui qu’il perçoit du ministère des Affaires étrangères pour un poste qu’il occuperait au sein d’une représentation consulaire alors qu’il n’y a jamais exercé aucune fonction. D’ailleurs, une pétition émanant du personnel consulaire a circulé à son sujet. Cela s’appelle un emploi fictif. Ou encore, on peut citer une partie de son patrimoine obtenu au dinar symbolique, mais qui lui procure une rente en devises sonnantes et trébuchantes. Notre communauté résidante en France, et ailleurs, appréciera !
Nous pourrions en citer d’autres dans ce registre, mais le plus ahurissant viendra lorsque ce membre « éminent » du Comité central réussira, par des appuis bien placés, à se glisser au sein du bureau politique par l’entrebâillement du consensus qui a présidé au départ de monsieur Boualem Benhamouda, remplacé par monsieur Ali Benflis au secrétariat général du parti. Il sera chargé rien moins que des relations internationales, son passage à ce poste a d’ailleurs porté atteinte à la crédibilité du FLN dans ses rapports avec les organisations politiques qui comptent dans le monde. Et, comble de l’ironie, il était aussi chargé de la communauté algérienne à l’étranger ! Lui qui, au début des années quatre-vingt dix, a participé sournoisement à la destruction du mouvement indépendant de la jeunesse issue de l’émigration dont le témoin que je suis était un des modestes représentants en tant que Vice-président du mouvement Repères. Et ne voilà-t-il pas qu’au sein du Conseil du FLN en France, dont il était devenu membre de droit, nous assistions, ébahis, au compte rendu de ses « activités ». De militantisme en France, là où réside la majorité des Algériens expatriés et où il est censé habiter, point de Abdelmadjid Azzedine. Par contre, il s’est révélé très actif pour « développer le FLN à l’étranger ». Qu’on en juge : le FLN pouvait désormais se « flatter » de compter dans ses rangs ce super militant qui lui a fabriqué des « mouhafadhas » au Moyen-Orient, particulièrement dans les émirats du Golfe, et en Europe, notamment en Belgique, dont la presse nous rapporte régulièrement les péripéties des « militants » de Abdelmadjid Azzedine, entre ceux qui veulent « redresser » le FLN et ceux qui se tiennent en embuscade pour mieux le poignarder au moment opportun. Notamment les tribulations du sieur Abdelmadjid Benchicou, qui se prétend le créateur de la mouhafadha du FLN dans ce pays alors même que le parti y était déjà implanté bien avant qu’on entende parler de lui, surtout pour son passé trouble dénoncé par un sinistre général qui a commis un livre pour se glorifier des assassinats et des tortures qu’il a pratiquées sur des militants du FLN durant la Guerre de libération nationale. Avec Abdelmadjid Azzedine, les « mouhafadhas » pleuvaient de toute part, au Lichtenstein, à Saint-Marin, en Andorre, à Monaco... A ce joli tableau, il ne manquait plus que le Luxembourg, les Bahamas et autres îles vierges sous des latitudes où poussent les cocotiers ! Voilà où cette « grosse pointure » voulait recruter des militants pour le FLN. Question : le parti de Abdelmadjid Azzedine aurait-il de l’argent sale à blanchir ? Sinon, comment expliquer le besoin de s’implanter dans des principautés où les Algériens – s’ils existent – doivent se compter sur les doigts d’une seule main ?
Alors qu’il faisait encore illusion dans un parti en plein renouvellement, réussissant même à se maintenir au sein du Comité central après le VIIIe congrès, il ne pouvait bluffer éternellement la vigilance des responsables du parti. Il fut éjecté du bureau politique. Depuis, comprenant que l’autonomie de décision du FLN n’était pas une « blague », il se cachait, tapis dans l’ombre, en attendant qu’on lui confectionne une nouvelle feuille de route pour exécuter d’autres basses besognes. Après l’échec des multiples tentatives de déstabilisation du parti, les intrigants et les petits comploteurs lui ont confié une nouvelle mission. Voilà que depuis quelque temps déjà, on nous parle de vieux chevaux sur le retour qui prépareraient « une troisième voie pour sauver le FLN de la dislocation ». La belle affaire ! Si cet individu à quelque chose à proposer, ce qui serait une première, nous le mettons au défi de venir en débattre publiquement. Avec les masques qui tombent, c’est le temps de la décantation et de la clarification. Terminé le temps du huis clos et de l’opacité. Nous sommes attachés à la transparence. Nous ne voulons plus de ces gens qui n’ont jamais servi le FLN, mais qui l’ont toujours utilisé pour se servir, assurer leur rente et perpétuer leurs privilèges. En vérité, Abdelmadjid Azzedine est retourné au bercail, parmi ses semblables, et ni les Algériens ni les militants du FLN ne sont dupes. Il n’y a aucune troisième voie. Abdelmadjid Azzedine est la voix de son maître.
Mulhouse, le 21 novembre 2003
Abdelhakim Boufrioua
Membre du Conseil du FLN en France,
et ancien Vice-président du mouvement Repères
Articles cités en référence publiés le 17 novembre 2003 :
Quotidien d'Oran
Le FLN face aux turbulences
Benflis, les grosses pointures et les redresseurs
Consultable dans les archives du site Internet du Quotidien d'Oran: www.quotidien-Oran.com
El Watan
Présidentielle 2004/ Ambiance de précampagne en Belgique